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Les Alunières

Produit de la calcination de l'ampélite ou schiste alunifère, l'alun servait notamment à l'amendement des vignobles croissant nombreux autrefois au flanc des collines mosanes.
L'alun, exporté même vers certains pays d'Asie où on l' utilisait dans la préparation des tapis d'Orient, était encore incorporé, comme durcisseur, dans la préparation du plâtre, pour l'encollage des papiers et le fixage des couleurs dans les étoffes.
Les puits d'extraction du schiste alunifère s'étendaient, en ce qui concerne notre proche région, de Corphalie à Flémalle, où l'on comptait jusqu'à 13 sièges d'exploitation. C'est dire l'importance que connut cette industrie extractive sous l'Ancien Régime voire au 19me siècle.

AU PAYS DE SAINT-GEORGES


En ce qui concerne l'exploitation des alunières au Pays de Saint-Georges,les documents d'archives mentionnent qu' en 1634 déjà, le Comte de Warfusée concéda du côté de "Vignis", une mine d'alun à un certain Jean Nihoulle pour la somme de 600 florins par an et avec l'obligation de rendre au cédant la 20e livre d'alun.
En 1646 encore, le bourgeois de Liège Conrard Noël obtint du Comte une concession au lieu-dit "Strambourg",avec obligation de rendre au propriétaire la 25e livre d'alun. Au "Doz", lieu-dit situé à la limite de Saint-Georges et d'Engis, dont le site était compris dans le Comté de Warfusée, il existait une exploitation née d'une association de marchands bourgeois de Liège avec le Comte de Warfusée.
Au sujet de ce groupement, les archives mentionnent que le Seigneur de Warfusée dut intervenir personnellement dans les frais de creusement des areines pour la somme de 12.000 florins.
Au début du XVIIIe siècle, la famille d'Oultremont, installée à Warfusée, fit se développer l'industrie des alunières dont le combustible était assuré par la quasi totalité de la production des houillères locales.
Sous le régime français, l'alun se révéla être l'élément essentiel dans la vie économique régionale. Les alunières de Saint-Georges écoulaient même leur production en France, en Hollande et en Allemagne.

L'OUVRAGE DE LA MALLIEUE


La mine d'alun de La Mallieue était alimentée par des couches de schistes alumineux et puriteux, dirigées de l' est vers l'ouest, presque verticales et inclinées de 80 degrés vers la Meuse.
"L'ouvrage de La Mallieue" comme était désignée cette alunière, occupait une centaine de personnes participant à une production annuelle de quelque 92.000 quintaux.
Quant à l'alunière "Vignis", propriété du Comte Théodore-Henri-Antoine d'Oultremont, elle fonctionnait avec 80 ouvriers. Sa production annuelle était de 80.000 quintaux.
"Le Dosquet", exploitation la plus importante parmi celles comprises dans le territoire communal, réunissait 113 ouvriers et accusait une production de 180.200 quintaux. Cette alunière était dotée de 5 chaudières qui traitaient un minerai de très grande qualité.
Parmi le personnel attaché à l'exploitation on dénombrait 6 mineurs, 12 garçons pour tramer les schistes alumineux, 18 femmes employées au treuil et à l'extraction elle-même, 40 enfants porteurs de schiste, 1 maitre-ouvrier, 1 fadeur, 3 hommes conducteurs de schiste à la fade, 2 ouvriers tireurs d'eau, 2 ouvriers briseurs de schiste, 8 ouvriers occupés au lessivage et à l'épuration du minerai, 4 surveillants, 1 raffineur et 4 filles porteuses de charbon depuis les houillères jusqu'au lieu de traitement du schiste. De plus, 6 bûcherons s'employaient à fabriquer des fascines, 1 tonnelier assemblait les douves des tonneaux destinés à contenir l'alun cristallisé, 1 maréchal confectionnait et réparait le matériel et 1 vannier fabriquait les hottes des porteurs et porteuses de schistes et de charbon.
Jusqu'au moment où le prix de vente de leur production atteignit des niveaux élevés, soit jusque dans le premier quart du XIXe siècle, ces alunières connurent une longue période de rentabilité. En 1840, cependant, il n'est plus fait mention que d'une seule installation du genre encore en service, tandis que six années plus tard, ce dernier témoin semble même avoir disparu lui aussi du territoire de Saint-Georges. La cause de l'abandon d'une industrie qui, pendant trois siècles, se révéla très prospère, fut sans doute le vieillissement des puits et l'appréhension des propriétaires face aux frais d'extraction sans cesse croissant et nuisant ainsi à la bonne rentabilité des divers sièges locaux.

Texte: J. Croupette publié dans la revue "Les tidjeux" n° 7

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