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Brasserie de Lhonneux

Situation : Quartier de Warfusée à St-Georges.



Cette petite entreprise artisanale de brasserie avait été construite en 1836 par M. Jacques LHONNEUX. Il y avait été annexé une petite exploitation agricole poursuivant les buts suivants :


  1. produire pour la brasserie :
    • une partie du houblon nécessaire;
    • l'orge et le blé
    • des fourrages et aliments à usage des chevaux attachés à la Brasserie;

  2. consommer les sous-produits de la brasserie soit les drêches, germes et radicelles.
L'utilisation de l'orge pour la fabrication de bière nécessite une opération préalable : le maltage.

A cet effet, l'orge placée dans des bacs longs, eacute;troits et peu profonds était humectée et maintenue à bonne température durant une dizaine de jours de manière à la faire germer.

La germination entrainait la formation de radicelles et d'un germe. Dès que celui-ci avait atteint une longueur de 10 mm., l'orge était touraillée, c'est-à-dire placée dans des godets en treillis fixés en cercle sur un faisceau de montants métalliques réunis à leur sommet de manière à présenter l'aspect d'un cône de 2m50 de haut ayant un diamètre de 2 m. à la base.

Au milieu de ce cône, on plaçait une sorte de brasero de manière à produire de l'air chaud devant sécher le malt. Après dessication le produit était passé au tarare de manière à briser et éliminer les germes et radicelles. L'orge ainsi transformé en malt reprenait son aspect primitif, mais il était devenu friable et de saveur sucrée avec un petit goût chocolaté, son amidon s'étant transformé en sucre. C'était également au moyen de malt que l'on produisait le sucre d'orge pour la confiserie.

Dès avant 1900, cette fabrication avait été abandonnée de même d'ailleurs que la culture du houblon. Il était devenu moins onéreux de laisser ces productions à des spécialistes.

A l'origine, la bière était conditionnée exclusivement en fûts (tonne , 1/2 tonne et 1/4 de tonne, 100, 50 et 25 litres) et livrée soit dans des exploitations agricoles très nombreuses à l'époque et de plus pourvues d'une main d'oeuvre très abondante, soit dans des débits de boissons qui proliféraient alors. Ces estaminets débitaient de la bière de ménage car les bières spéciales et de forte densité étaient alors inconnues du moins dans les campagnes. Certaines grosses familles utilisaient aussi les bières en fûts, mais la plupart des ménages ne consommaient que de l' eau aux repas.

Vers la fin du 19e siècle, soit après la guerre de 1870, il fallut s'adapterà la révolution industrielle qui a drainé les ouvriers agricoles vers les usines et atteindre tous les petits consommateurs, et pour ce faire il s'indiqua de conditionner les bières en bouteilles car les petits ménages n'étaient pas en mesure de consommer un fût de bière avant qu'il ne soit aigri.

Le matériel de la brasserie proprement dite est resté tel depuis sa création jusqu'à sa fermeture. Il consistait en un concasseur mécanique à rouleaux situé à l'étage dans la trémie duquel on versait le malt et le blé. Sous ce concasseur se trouvait une seconde trémie pour la réception de la mouture, elle débouchait dans un mélangeur à ailettes pourvu aussi de conduites d'adduction d'eau. La mouture était mélangée à l'eau par cet appareil qui lui-méme débouchait dans la cuve "MATIÈRES". Cette cuve était pourvue d'un agitateur à pales rotatives qui parachevait le travail de mélange.

Le mélange était ensuite transféré dans les cuves de fabrication au moyen d'une énorme pompe en cuivre Brasserie de Lhonneux Les deux cuves étaient surélevées de 2 m. par rapport au sol et avaient une capacité totale un peu inférieure à 20.000 litres. Elles avaient été construites au moyen de pièces de cuivre rouge de forte épaisseur assemblées par des rivets. Elles étaient soutenues par une armature circulaire en maçonnerie et sous chacune d'elles se trouvait un foyer à charbon. Dans ces cuves, la température du moût était portée à 70° durant plusieurs heures de manière à activer les diastases du malt qui transformaient en sucre la totalité de l'amidon du malt et celui du blé qui lui était associé dans la fabrication. Dès que le contrôle au densimètre révélait que tout l' amidon de ces matières était transformé en sucre, le moût était retourné dans la cuve "matières" par des canalisations en cuivre prenant naissance à la base des cuves de cuisson. Préalablement des plaques de filtration avaient été posées au fond de la cuve "matières" conçue à cet effet.

Le moût filtré s'échappait par la base de la dite cuve vers un bassin de petites dimensions où il était prélevé par la pompe pour être refoulé dans les cuves de cuisson. Dans celles-ci il était additionné de houblon et soumis à une longue ébullition pour en dissoudre les principes aromatiques et amers. Après cuisson, le moût était ramené dans la cuve "matières". Dans l'entretemps les plaques de filtration avaient été débarrassées des drèches et il était procédé à une seconde filtration pour débarrasser le moût des fleurs de houblon épuisées.

Le moût filtré était prélevé par la pompe comme précédemment et refoulé cette fois vers un bassin de réfrigération de très grande surface mais de faible profondeur (0m40) situé près du plafond du local de brassage. Après refroidissement partiel une vanne permettait au liquide de s'échapper sur un réfrigérant vertical à tubes d'eau froide sur lequel il s'écoulait en rideau pour être recueilli dans la cuve de jaugeage, celle-ci était rectangulaire et comportait en son milieu un orifice de sortie pourvu d'une vanne, et qui débouchait dans des canalisations en cuivre courant sur les voûtes des caves.

Ce réseau de tuyaux pourvus de nombreuses vannes permettait de diriger le moût vers les très grands fûts de fermentation. Dans ces grands fûts(que l'on pourrait aussi appeler cuves), le moût était ensemencé au moyen de levure provenant du brassin précédent et subissait alors la fermentation tumultueuse qui transformait le sucre en alcool. Quand cette première fermentation était terminée, le liquide redevenu tranquille était soutiré dans des fûts de 100, 50 ou 25 litres pourvus de bondes après remplissage. La fermentation secondaire parachevait la bière et lui donnait sa gazéification définitive au bout d'une semaine. Cette bière était al-ors bonne pour la consommation et pouvait soit être livrée en fûts soit conditionnée en bouteilles.

La Brasserie Lhonneux n'a jamais produit que deux sortes de bières, toutes deux à fermentation haute, à savoir la "double saison" bière de table plutôt de luxe, de densité moyenne et ne contenant aucun additif et la "saison" bière brune plus légère colorée au moyen de caramel du commerce. N.B. Les installations nécessaires à la fabrication de bières à -"fermentation basse" sont extrêmement coûteuses et hors de portée des petites brasseries. Les bières telles que export, pils, etc... requièrent pareilles installations. Avant 1939, la production de la brasserie s'élevait à environ 20.000 litres par semaine, soit un brassin chaque mercredi. Durant les étés chauds, il arrivait que l'on produise deux brassins par semaine afin de satisfaire la demande. Par contre, en hiver, il arrivait qu'un brassin par quinzaine puisse suffire.

L'ensemble du complexe agro-industriel occupait une vingtaine de personnes. A L'heure actuelle (1979) son chiffre d'affaires représenterait la contrevaleur de 23.000 bouteilles de bière de ménage par semaine soit 299.000 f r. hors TVA et par an 52 fois ce montant soit 15.548.000 f r, montant représentant 774.000 fr. par personne occupée ce qui équivaudrait aux salaires et charges.sociales.( Il ne resterait donc rien pour couvrir les achats de matières premières, les frais généraux (comprenant aussi les frais très élevés de livraison à domicile), les droits d'accises, les amortissements...

Il est vrai que, suite à l'évolution qui a suivi la guerre 14/18, un commerce de bières spéciales telles que bock, export, scotch, munich, faro, lambic, est venu s'ajouter à l'exploitation de la brasserie. Les marques représentées étaient Wielemans, Gévé, Roelants, ouvriers-Réunis,Degreef. Cette activité était assez limitée car à cette époque seuls les cabaretiers achetaient ce genre de marchandises. Par ailleurs, en 1928, a commencé une fabrication d'eaux gazeuses et de limonades, ainsi qu'un négoce des mêmes produits en provenance de la Sté des Sources de Chevron.

Durant la guerre de 40/44, la fabrication de bières et de limonades a été presque nulle en raison de la pénurie et de la mauvaise qualité des matières premières. La brasserie a repris activité en 1945, mais l'aggravation des charges de toutes sortes et l'âpreté de la concurrence des grandes brasseries lui avaient enlevé toute rentabilité. Les pertes s'accumulant, elle a fermé ses portes en 1951. Les bâtiments industriels ont été vendus en 1961 et leur démolition a commencé en 1962.

De nombreuses petites brasseries se sont trouvées dans une situation identique. Selon statistiques du Ministère des Finances, il existait en 1907 : 3.387 brasseries en Belgique et celles-ci produisaient 16.283 millions d'hectolitres par an. En 1983, il n'y en avait plus que 128 brasseries ayant produit 14.224 millions d'hectolitres soit 205.900.000.000 litres en moins. Il faut toutefois noter que la densité moyenne était de 3,20% en 1907 alors qu'elle s'est élevée à 4,66% en 1983, ce qui signifie que la consommation de bières de ménage a régressé au profit des bières de forte densité.

Texte écrit par H. LHONEUX publié dans la revue "Les Tidjeusn° 7" en 1979

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